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Civray & Romilly sur seine en C.P.ADans ce blog, vous allez voyager dans le passé à Civray (86) et à Romilly sur Seine (10) par le biais de cartes postales anciennes... |
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June 28 Festivals de l’été
March 29 PétitionPour dire NON au logo du conseil régional du Poitou-Charente sur nos plaques d’immatriculation Et pour dire OUI au drapeau du Poitou-Charente Alors signez cette pétition en cliquant - ICI - January 18 Vidéos de Romilly sur SeineQuelques vidéos de Romilly sur Seine :
May 14 ça ne plaisante pas à CivrayIl tue sa femme infidèle (16/07/1880)Les liens conjugaux connaissent régulièrement des tensions et des crises, apaisés et surmontés la plupart du temps. Mais l’amour, qu’il soit charnel, exclusif, contrarié, passe parfois par le crime. Il suffit souvent d’une vague inquiétude, d’un mauvais pressentiment pour que naisse un sentiment haineux et qu’intervienne un drame. Henri Gazil, marchand de rouennerie civraisien de 32 ans, est depuis plusieurs années délaissé par son épouse, Marie.
Les soupçons sur l’inconduite de son épouse s’avèrent fondés. Henri sort de sa cachette, s’empare d’un revolver et monte discrètement à l’étage. Arrivé devant la porte de sa chambre qui est restée entrouverte, il aperçoit sa femme et un ami à lui, le dénommé Vallade, 36 ans, dépouillés de leurs vêtements, étendus côte à côte sur le lit. Henri hésite un instant. Il s’est déjà renseigné auprès du maire de la commune. Il lui serait facile de faire constater le délit d’adultère et de poursuivre ainsi en correctionnelle sa femme et son amant. La peine encourue serait de deux ans de prison et engendrerait la séparation de corps et par conséquent celle de biens. Mais cette condamnation est trop faible à ses yeux par rapport aux humiliations qu’il subit journellement. « Je vous prends sur le fait, Misérables ! », s’écrie Henri, franchissant la porte, le revolver pointé sur sa femme. Au fond de lui, l’homme trompé n’espère qu’une seule chose, que sa femme lui demande pardon. « Vas-y tire, si tu veux », telles sont les seules paroles prononcées par Marie. Henri, hors de lui, décharge alors son arme sur les deux amants avant d’ouvrir la fenêtre et de crier « à l’assassin ». Alerté, un voisin arrive sur les lieux du drame. Le meurtrier est prostré devant le lit couvert de sang, l’arme encore fumante à la main. « Vous avez fait ce que vous avez cru devoir faire, descendez maintenant », lui dit-il. La femme Gazil, touchée à quatre reprises, décèdera des suites de ses blessures, le 1er août suivant. Vallade s’en sortira miraculeusement.
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